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Congé supplémentaire de naissance : quels droits pour les pères et les mères ?

information fournie par Boursorama avec LabSense 21/08/2026 à 08:30
Vous êtes un tout nouveau heureux parent : mère, père ou parent adoptant ? Depuis le 1er juillet 2026, vous pouvez bénéficier d’un nouveau congé supplémentaire représentant un à deux mois de congé indemnisé après l’arrivée de votre enfant. Ce dispositif, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, vient compléter les congés existants et marque une avancée majeure dans la politique familiale française. Qui peut en bénéficier ? Comment est-il rémunéré ? Quelles démarches effectuer ? Voici un panorama complet des droits ouverts par ce nouveau congé.

Congé supplémentaire de naissance : quels droits pour les pères et les mères ? / iStock.com - inarik

Congé supplémentaire de naissance : quels droits pour les pères et les mères ? / iStock.com - inarik

Un droit individuel ouvert à tous les parents

Le congé supplémentaire de naissance est un droit individuel, accessible à tous les parents en activité ou en recherche d'emploi : salariés du privé, agents publics, travailleurs indépendants, artistes-auteurs ou demandeurs d’emploi remplissant les conditions d’affiliation à la Sécurité sociale. Il concerne les enfants nés ou arrivés au foyer à compter du 1er janvier 2026, ainsi que les enfants nés prématurément avant cette date lorsque leur naissance était prévue à compter du 1er janvier 2026. Chaque parent peut prendre un ou deux mois, en une seule fois ou en deux périodes d’un mois. Les deux parents peuvent en bénéficier simultanément ou successivement, selon l’organisation du foyer. Le congé doit débuter dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant, et ne peut être pris qu’après les congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.

Une indemnisation dégressive : 70 % puis 60 % du salaire net

Ce congé est indemnisé par la Sécurité sociale, avec une rémunération fixée à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026). Pour les salariés et agents publics, l’indemnité est proportionnelle au salaire. Les travailleurs indépendants perçoivent quant à eux une indemnité forfaitaire, calculée sur la base des indemnités journalières maternité ou paternité auxquelles ils ont droit. Pour les salariés, les conditions d'ouverture des droits sont proches de celles applicables aux indemnités journalières de maternité, de paternité et d'adoption : être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins six mois, et avoir travaillé 150 heures au cours des trois mois précédant le congé, ou avoir cotisé sur un revenu équivalent à 1 015 fois le SMIC horaire sur les six derniers mois. Ces critères garantissent que le dispositif s’inscrit dans la continuité des droits familiaux existants, tout en offrant une nouvelle possibilité de soutien aux parents dans les premières semaines de vie de l’enfant.

Des démarches encadrées et un délai de prévenance à respecter

Pour bénéficier du nouveau congé, vous devrez informer votre employeur au moins un mois avant la date de votre départ. Ce délai peut être réduit à 15 jours si votre congé est pris immédiatement après votre congé maternité ou paternité « classique ». Le décret du 30 mai 2026 précise les modalités de notification, les formulaires à utiliser et les règles de cumul avec les autres congés familiaux. Il étend également le dispositif aux travailleurs handicapés en ESAT et confirme que les périodes de congé ouvrent droit à des trimestres de retraite.

5 commentaires
  • 14:22

    MOI MON IDÉE POUR METTRE TOUT LE MONDE D’ACCORD…..rien donner a personne supprimer aides allocations chèques énergie CMU et tous au boulot


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